POURQUOI LA POLICE EN A MARRE DU RAP ?

En janvier 2013, l’équipe de ViolVocal, spécialisé dans les canulars, clashs téléphoniques a posté sur Youtube des entretiens téléphoniques avec des commissariats et par la même, divulguée les STIC (système de traitement des infractions constatées) de rappeurs : Rohff, La Fouine, Booba. Le rap a fait une nouvelle fois parler de lui et mis à mal les services de police en obtenant par un simple coup de fil des informations confidentielles.

Le canular téléphonique a tourné sur le net et s’est rapidement retrouvé en sujet dans les grands médias (13h00 de France 2, JT de France 3 et plusieurs quotidiens nationaux). Mais cette mauvaise blague a surtout alerté l’inspection des services de police. Si les rappeurs n’ont pas réagi et que Booba a récemment utilisé un des enregistrements pour son titre AC Milan contre son opposant La Fouine. La police n’a pas pris ces mises en ligne comme une simple plaisanterie et des enquêtes ont été ouvertes concernant l’acte de Violvocal. Ce n’est pas la première fois que la justice et le rap se retrouvent en face à face et l’un des auteurs, interrogé par Sinox (auteur d’un DVD sur le rap indépendant) a expliqué dans une interview que ces entretiens téléphoniques avaient pour but de démontrer la crédibilité des rappeurs. Cette usurpation d’identité pour obtenir des informations auprès de la police n’est pas la première affaire du genre mais c’est par le rap que le scandale est arrivé. L’enquête de l’IGS a pour objectif de révéler les responsables de ces données rendues publiques. Quelque soit l’issue de cette affaire, les rapports entre la police nationale et le rap ne sont pas au beau fixe. Que les plus septiques se rassurent, le rap reste donc contestataire et ce, malgré lui car il a une nouvelle fois dénoncé les failles de la police en diffusant des informations confidentielles.

Les mauvais rapports entre le rap et la police.